En 1873, 27 ans après sa création, l’École française d’Athènes créait un Institut de Correspondance hellénique « devant réunir les faits intéressant l’histoire, la langue et les antiquités du peuple grec ». Un tel Institut exigeait un Bulletin et à la fin du mois de janvier 1877, sortait de presse le premier numéro du Bulletin de Correspondance Hellénique.
Son fondateur, Albert Dumont, lui fixait des objectifs ambitieux : « Il m’a paru qu’il serait pratique de centraliser tous les travaux, toutes les découvertes qui se font dans l’Orient hellénique, d’en prendre connaissance et de les faire connaître. Le caractère de cette revue sera de n’admettre que des articles qui fassent connaître des faits ou des monuments nouveaux. Il faut que les communications, chacune en leur genre, soient irréprochables. C’est un sérieux progrès que de s’habituer à ne rien publier que d’exact ».
La revue, à parution semestrielle, ne s’est jamais départie de ses grands principes fondateurs. Depuis cent cinquante ans, le Bulletin de correspondance hellénique s’est rendu indispensable à quiconque s’occupe de la Grèce ancienne, en accueillant des articles concernant aussi bien le Néolithique, le monde minoen et mycénien que l’archéologie et l’histoire des mondes antique et byzantin. Mais son champ ne se limite pas à la Grèce dans ses frontières actuelles : fidèle à la notion d’« Orient hellénique » qui présida à sa fondation, le BCH s’intéresse également aux Balkans, à Chypre et, plus largement, à la Méditerranée orientale, envisagés dans les multiples relations historiques, culturelles et matérielles qui les unissent au monde grec.