Célébrée dans les textes anciens et fantasmée à l’époque moderne en raison de sa disparition quasi-totale, la peinture grecque reste pourtant accessible sur une catégorie d’objets jusqu’à présent largement négligée : la petite plastique d’argile. Pour ceux qui savent la lire, cette sculpture en miniature constitue un véritable trésor pour la redécouverte d’un élément essentiel de l’art grec, la couleur. En conjuguant archéologie, histoire de l’art et archéométrie, l’enquête offre la première synthèse d’envergure sur la question. Elle montre le raffinement et la variété des procédés mis en oeuvre par des peintres nourris d’une culture picturale commune à la grande peinture, à la sculpture de marbre et aux petits objets. L’ouvrage révèle enfin, aux spécialistes comme aux amateurs, le soin, voire le luxe, apportés à la finition colorée de ces offrandes, rares témoins d’une vie quotidienne mal connue, où la femme, trop souvent invisible dans la société grecque, tient une place essentielle.