Lost Greek painting reemerges where no one expected it: in the forgotten colors of clay figurines.
Celebrated in ancient texts and romanticized in the modern era due to its near-total disappearance, Greek painting nevertheless remains accessible through a category of objects long overlooked: small-scale terracotta sculpture. For those who know how to read them, these miniature works constitute a genuine treasure for rediscovering a fundamental element of Greek art—color. Combining archaeology, art history, and archaeometry, this investigation offers the first comprehensive synthesis of the subject. It reveals the refinement and diversity of the techniques employed by painters shaped by a pictorial culture shared with large-scale painting, marble sculpture, and small objects alike. Finally, the book brings to light, for specialists and general readers alike, the care—even luxury—devoted to the colored finishing of these offerings, rare witnesses to a little-known everyday life in which women, so often invisible in Greek society, played an essential role.
La peinture grecque disparue renaît là où on ne l’attendait pas : dans les couleurs oubliées des figurines d’argile.
Célébrée dans les textes anciens et fantasmée à l’époque moderne en raison de sa disparition quasi-totale, la peinture grecque reste pourtant accessible sur une catégorie d’objets jusqu’à présent largement négligée : la petite plastique d’argile. Pour ceux qui savent la lire, cette sculpture en miniature constitue un véritable trésor pour la redécouverte d’un élément essentiel de l’art grec, la couleur. En conjuguant archéologie, histoire de l’art et archéométrie, l’enquête offre la première synthèse d’envergure sur la question. Elle montre le raffinement et la variété des procédés mis en oeuvre par des peintres nourris d’une culture picturale commune à la grande peinture, à la sculpture de marbre et aux petits objets. L’ouvrage révèle enfin, aux spécialistes comme aux amateurs, le soin, voire le luxe, apportés à la finition colorée de ces offrandes, rares témoins d’une vie quotidienne mal connue, où la femme, trop souvent invisible dans la société grecque, tient une place essentielle.
Les auteures
Violaine Jeammet, ancienne élève de l’École du Louvre et spécialiste de l’art grec, est conservatrice du Patrimoine. Après des débuts au Service de Restauration des Musées de France (désormais C2RMF), elle poursuit sa carrière au musée du Louvre, au département des Antiquités grecques, étrusques et romaines. Responsable de la collection de figurines en terre cuite grecques et romaines, elle consacre ses recherches à la céramique, à l’artisanat et aux liens entre ces objets et les pratiques religieuses, sociales et artistiques.
Brigitte Bourgeois, docteur en histoire grecque et conservateur général du patrimoine au C2RMF, est spécialiste de la polychromie de la sculpture grecque et de l’histoire de la restauration des antiques. Ancienne rédactrice en chef de la revue Technè, elle a longtemps dirigé la filière Archéologie du département Restauration. Ses recherches portent sur les couleurs de l’art grec et sur les pratiques de restauration, de l’Antiquité à l’époque moderne.